CREATEURS D'UNE POP LENTE ET MAJESTUEUSE

 

En marge des frivolités et des paillettes, il a toujours existé en Grande-Bretagne, de Blue Nile à James Blake, de David Sylvian à Bat For Lashes, une pop plus adulte, contemplative. Venu de Suède, Vincent Stockholm, l’âme esseulée et écorchée de ce faux groupe, appartient à l’évidence à cette famille qui ignore tout des urgences mais rien des tensions. J-D Beauvallet LES INROCKS

 

Autoharp, Machines, Voix / Vincent Stockholm
Harpe / Arthur Wilmotte

 

 

 
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META INCOGNITA TOUR

 

Artiste d'un rare calibre, dont la démarche profonde et toute en retenue ne laisse insensible que les matières qui ne vibrent pas, Vincent Stockholm se cache derrière Early Spring Horses depuis le premier album « What the Wood Whispers to Itself » sorti en 2017, salué par la critique musicale indépendante en France et ailleurs (Les inrocks, Froggy's delight, Benzine etc).

Né en Suède mais vivant en France depuis sa plus tendre enfance, Vincent Stockholm rencontre le harpiste Arthur Wilmotte à Toulouse, sur les cendres de This is Alaska, son précédent projet avec la chanteuse Folk de Harrisonburg (Virginie, Us) Annabeth McNamara.

« J'ai commencé à écrire de la musique en m'imaginant gourou de la folk, racontant des histoires de fantômes et d'amour perdu mais j'avais des obsessions musicales, Michael Nyman et d'autres compositeurs minimalistes comme Glass ou Riley, John Cage est venu un peu plus tard. Il y avait aussi le land art qui me revenait en boucle sans en comprendre véritablement les raisons comme une image subliminale, et je me suis mis à collectionner frénétiquement des photographies des formes et des architectures extraordinaires de Michael Heizer, comme "complex city" »

Il compose, enregistre, joue de presque tous les instruments sur cet album et c'est avec ruse qu'il disparaît derrière sa musique ; chaque note, chaque mot et chaque arrangement sont posés avec intelligence et inventivité tout en restant « Pop » comme le souligne JD Beauvallet pour Les Inrocks qui le compare à James Blake ou Bat For Lashes. Il s'agit d'une musique pulsionnelle plutôt que minimaliste ou répétitive comme l'écrit Jérôme Gilet pour Froggy's Delight. Du piano, de la harpe, des sonorités électroniques et une voix malhabilement parfois comparée à Antony Hegarty tellement sa signature est particulière, douce, enveloppante. « Je n'étais pas chanteur à la base, mais toutes mes chanteuses m'ont abandonné alors je m'y suis mis raconte Stockholm, je suis encore en mutation... »

Pour cet album en préparation, Vincent reste accompagné du harpiste Arthur Wilmotte et s'adjoint les services de Ingrid Obled, contrebassiste. Le groupe s'est enfermé en résidence à Berlin depuis le mois de Février avec le producteur Nrec pour enregistrer le deuxième opus. « Berlin est une ville où la créativité n'a pas de frontière, de nombreux artistes sont venus s'y installés et les genres se croisent, les personnalités aux influences différentes échangent sans barrière, je m'y sent bien, c'est un bain idéal pour la création, il n'y pas de jugement sur d'où tu viens et à quoi tu ressembles, ta musique parle pour toi».


News & Updates

 

 
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WHAT THE WOOD WHISPERS TO ITSELF

by Early Spring Horses